Née
de la méthode Arlequin et de son modèle d’incarnation elle en est la
transposition et l’application dans le domaine religieux.
Elle en est également une
illustration à des fins pédagogiques.
Dans un premier blog je présente la méthode Angélus par un article appelé au commencement était le verbe car elle s'appuie sur un modèle "syntagmique", SOI, qui est un véritable langage graphique.
Dans ce premier article je présente une version du modèle basée sur le langage Ecore ici je développe toute une philosophie de l'informatique où le modèle Angélus est construit sur des profiles UML et des stéréotypes SOI.
En
effet notre monde est qualifié de réel ou matériel par opposition au monde
spirituel.
Par analogie ce même monde réel ou physique coopère avec le monde numérique de
l’informatique. Dans les deux cas les mondes dont
il est question sont opaques ou voilés l’un à l’autre. Les êtres physiques que
nous sommes ne voient pas plus les entités spirituelles que les entités
logicielles. Les unes sont masquées derrière un voile (tel le rideau du temple)
et ne sont visibles que par quelques mystiques ou à travers les textes saints.
Les autres sont masquées derrière les écrans
et autres moniteurs. (A moins que les mystiques
eux-mêmes ne soient les écrans derrières lesquels se cachent les réalités
spirituelles.)
Quoi
qu’il en soit il s’agit ici d’une analogie uniquement formelle entre le
logiciel et le spirituel qui ne sont liés que par leur capacité, ainsi que
celle du monde réel ou textuel (voir Arlequin), à être modélisables par le même
modèle: le modèle d’incarnation. L’utilisation d’un même modèle permet de
passer les frontières des écrans qu’imposent la nature différentes des êtres et
des choses en provenance de mondes différents. Pourquoi alors en appeler aux
personnes et aux prières du monde catholique ? Principalement parce qu’ils
forment un ensemble cohérent qui constituent même une véritable cosmogonie à
laquelle, comme on le verra, on peut faire appel pour constituer une base de
donnée du type frameware
pour toutes nouvelles applications logicielles ou textuelles. Dans cette base
de données on trouvera les méta-modèles et les profiles du type UML sur
lesquels reposent cette « cosmogonie logicielle ».
Je
rappelle que le modèle Arlequin, contrairement à UML, ne parle pas uniquement
d’objets mais aussi de sujets et de verbes et que la notion d’objet n’est pas
exactement la même. Enfin le paradigme qu’est la classe pour les méthodes
objets est remplacé par celui d’incarnation.
L’exemple
didactique développé ici est celui du Notre Père.
Pourquoi? Parce que eu égare à ce qui vient d'être énoncé, cette prière est un
modèle (dans tous les sens du terme) d’appli (application type). Sur le plan
purement formel le fils priant adresse des requêtes à un objet père, requêtes
dont on supposera la réalisation. Ce simple exemple permet de mettre en œuvre
les principaux concepts de la méthode Angélus.
Les
deux bonshommes présentés ici permettent de les situer dans leur monde
respectif
pris dans le domaine de l’informatique mais déjà reliés par un jeu de mots au domaine religieux.
On
verra que leur forme stylisée les relie aux éléments de modélisation principaux
de Arlequin: l’ellipse pour le sujet, le rectangle pour l’objet et le trait de
liaison pour le verbe.
Alain Salmon
Le jour de la fête de l'immaculée conception