vendredi 8 décembre 2017

La méthode Angélus


Née de la méthode Arlequin et de son modèle d’incarnation elle en est la transposition et l’application dans le domaine religieux. Elle en est également une illustration à des fins pédagogiques.
Dans un premier blog je présente la méthode Angélus par un article appelé au commencement était le verbe car elle s'appuie sur un modèle "syntagmique", SOI, qui est un véritable langage graphique.
Dans ce premier article je présente une version du modèle basée sur le langage Ecore ici je développe toute une philosophie de l'informatique où le modèle Angélus est construit sur des profiles UML et des stéréotypes SOI.

En effet notre monde est qualifié de réel ou matériel par opposition au monde spirituel. Par analogie ce même monde réel ou physique coopère avec le monde numérique de l’informatique. Dans les deux cas les mondes dont il est question sont opaques ou voilés l’un à l’autre. Les êtres physiques que nous sommes ne voient pas plus les entités spirituelles que les entités logicielles. Les unes sont masquées derrière un voile (tel le rideau du temple) et ne sont visibles que par quelques mystiques ou à travers les textes saints. Les autres sont masquées derrière les écrans et autres moniteurs. (A moins que les mystiques eux-mêmes ne soient les écrans derrières lesquels se cachent les réalités spirituelles.)

Quoi qu’il en soit il s’agit ici d’une analogie uniquement formelle entre le logiciel et le spirituel qui ne sont liés que par leur capacité, ainsi que celle du monde réel ou textuel (voir Arlequin), à être modélisables par le même modèle: le modèle d’incarnation. L’utilisation d’un même modèle permet de passer les frontières des écrans qu’imposent la nature différentes des êtres et des choses en provenance de mondes différents. Pourquoi alors en appeler aux personnes et aux prières du monde catholique ? Principalement parce qu’ils forment un ensemble cohérent qui constituent même une véritable cosmogonie à laquelle, comme on le verra, on peut faire appel pour constituer une base de donnée du type frameware pour toutes nouvelles applications logicielles ou textuelles. Dans cette base de données on trouvera les méta-modèles et les profiles du type UML sur lesquels reposent cette « cosmogonie logicielle ».

Je rappelle que le modèle Arlequin, contrairement à UML, ne parle pas uniquement d’objets mais aussi de sujets et de verbes et que la notion d’objet n’est pas exactement la même. Enfin le paradigme qu’est la classe pour les méthodes objets est remplacé par celui d’incarnation.
L’exemple didactique développé ici est celui du Notre Père. Pourquoi? Parce que eu égare à ce qui vient d'être énoncé, cette prière est un modèle (dans tous les sens du terme) d’appli (application type). Sur le plan purement formel le fils priant adresse des requêtes à un objet père, requêtes dont on supposera la réalisation. Ce simple exemple permet de mettre en œuvre les principaux concepts de la méthode Angélus.

Les deux bonshommes présentés ici permettent de les situer dans leur monde respectif pris dans le domaine de l’informatique mais déjà reliés par un  jeu de mots au domaine religieux.

On verra que leur forme stylisée les relie aux éléments de modélisation principaux de Arlequin: l’ellipse pour le sujet, le rectangle pour l’objet et le trait de liaison pour le verbe.

Alain Salmon
Le jour de la fête de l'immaculée conception

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