mardi 16 janvier 2018

4 - Modèle de récit Stéréotypé

Pour supporter ces concepts de manière rationnelle et formelle UML (Unified Modeling Language) utilise les stéréotypes de classe. Cela permet de définir ces notions les unes par rapport aux autres de manière contrôlée en imposant une forme d'architecture.
Si nous appliquons le profile SOI au modèle de récit de l'Angélus précédent nous obtenons le diagramme ci-dessous: 

-Le nom du stéréotype est rappelé sur chaque élément du modèle

-Une forme géométrique est associée à une catégorie de stéréotypes:

-Un rectangle peut représenter différentes sortes de stéréotypes de la catégorie objet: objet, objets, états pour les principaux

-Une ellipse peut représenter différentes sortes de stéréotypes de la catégorie sujet: sujet, sujets, activités…

-Une ligne (fléchée ou non) peut représenter différentes sortes de stéréotypes de la catégorie relation: verbe, verbes, incarnation, séquence, cod, coi…

Le modèle SOI est un modèle en couche. Si on recompose la vision développée précédente on fait apparaître une vision globale des Personnes dans leur entièreté: corps – âme.

Sujets et relations sont la composition des sujets et relations de niveau inférieur (couche d’implémentation). Il en est de même pour les objets que l’on peut décomposer s’ils doivent être implémenter.
Pour revenir au modèle décomposé précédent il suffit de développer la <Séquence> ANGELUS en cliquant dessus : alors les sujets et les verbes apparaissent sur le modèle de récit.
La Personne est définie entièrement par sa relation d’incarnation sous deux aspects:
-Comme « étant » défini par les relations verbales telles que présentes dans le récit. Ce sont les instances et les occurrences de l’Etre.
-Comme « Etre » prédéfini de la Personne obtenu à partir de tous les verbes de tous les récits modélisés par ailleurs. C’est l’équivalent de la classe UML.

3 - Le méta-modèle SOI


Par définition le stéréotype UML, en tant que syntaxe, permet d’ajouter de la sémantique à notre modèle de classe en définissant des types de classes.

On peut regrouper conceptuellement un ensemble de classes dans un package: le profile.


A l’intérieur d’un profile, on créé des stéréotypes en établissant une relation appelée dépendance avec une méta-classe UML comme représenté sur la vue.

Ainsi le stéréotype <VERBE> est défini par ses relations avec les stéréotypes sujet et objet.



Ainsi une terminologie spécifique à la méthode et au modèle SOI peut-être créé.

Dans une phrase, et plus précisément dans une proposition, nous avons un <Sujet>. Un <Sujet> qui est un substantif remplissant la fonction sujet lorsqu’il fait l’action désignée par le <VERBE> et ses <COMPLEMENTS>.

Dans un récit, des <objets> différents qui partagent une même définition sont comme des individus appartenant à une même espèce mais pouvant avoir des propriétés caractéristiques structurelles spécifiques. On pourrait penser aux objets UML définis par leur classe sauf que l’aspect comportemental est absent des <objets> SOI. C’est un corps mort, sans âme. Il ne s’anime que lorsqu’il devient <Sujet> d’un <VERBES>. C’est alors que son <etat> peut changer.

Dans un modèle de récit on est par définition au niveau M0 dans la taxinomie consacrée par l’IDM (Ingénierie Dirigée par les Modèles).

Précédemment, au niveau M1, nous avons associés les syntagmes à des classes UML: objets, Sujet et VERBE. Ainsi le soleil et la lune appartiennent à la même classe objets. De même que Soleil et Lune pour la classe Sujet. Etc… Mais il faut chaque fois recréer des relations structurelles à la méthode.

Ici nous sommes au niveau M2, celui du méta-modèle: objet, sujet et verbe sont des méta-classes qui peuvent être appliquées à des classes UML de manière à respecter l’architecture SOI pour leur assigner leur fonction dans le trinôme de manière contrôlée.





samedi 6 janvier 2018

2 - Le modèle du récit de l'Angélus

A l’intérieur de la phrase on isole les syntagmes sous la forme principalement de syntagmes nominaux et syntagmes verbaux:
Dans la phrase : le soleil brille on distingue
Le soleil qui est le syntagme nominal
Brille qui est le syntagme verbal

Dans SOI le même syntagme nominal a deux fonctions :
-Une fonction sujet représenté par une ellipse : le sujet du verbe; ce peut être un nom, un pronom, une proposition ou un groupe nominal
-Une fonction objet représenté par un rectangle : l’être ou la chose désigné par le nom, dont l’identité est unique dans le monde réel et donc dont l’occurrence du nom sera unique à l’intérieur du diagramme

Le syntagme verbal relie ces deux fonctions et est symbolisé par un trait de liaison entre les deux symboles précédents


Là où SOI se distingue de UML c’est que dans ce dernier la classe ou son instance ne constitue qu’une seule entité encapsulant données (les objets) et opérations (les verbes).
Dans SOI on associe à chaque syntagme une classe UML. Alors grâce à un éditeur graphique on peut construire notre modèle SOI.

L’objet reste un rectangle, le sujet est représenté sous la forme d’une ellipse et le verbe sous la forma d’un trait qui relie les deux.
La relation d’incarnation regroupe tous les verbes associés à un objet donné. Du coup on appelle Sujets avec un ‘s’ la composition de tous les sujets sans ‘s’.


Les objets donnent lieu à un modèle objet semblable au modèle de classe UML. Il se déduit tout naturellement du texte lui-même mais peut être complété par ce que l’on sait par ailleurs dans un objectif de meilleure compréhension. 

L’Angélus est un modèle de synthèse de la foi chrétienne sous la forme d’un récit. Le modèle de récit suivant est obtenu en appliquant les règles précédentes en y ajoutant les règles du complément d'objet.

On note que ;
-Contrairement à la version textuelle il n’existe qu’une seule occurrence de chaque substantif.  Les occurrences multiples d’un texte sont remplacées par des relations à l’occurrence unique du nom.
-Le sujet dans une phrase est désigné par un nom ou un pronom dont la fonction est d’être sujet du verbe. Plusieurs noms (ou pronoms) peuvent désigner objectivement la même chose ou personne. Par exemple Marie, Elle, Servante… Toutes désignent la même personne c’est pourquoi on distingue le sujet au nom variable d’une phrase (ou proposition) à l’autre et l’objet au nom immuable dans un récit donné. Contrairement à l’objet il peut y avoir plusieurs occurrences d’un nom de sujet d’un verbe identique ou différent.
-Le verbe est le nom donné à la relation entre un objet et un sujet. Objet et sujet désignant la même réalité, seule la fonction change: l’objet exprime une identité indépendante du nom qu’on lui donne. Le verbe exprime l’action du sujet. Le sujet agit sur son objet et peut changer son état.
-Les compléments d’objet direct ou indirecte intervenant dans l’action sont représentés par de flèches.
-De même il peut y avoir des noms et des compléments du nom représentés également par des flèches entre objets.

1 - Le texte de la prière

L’Angélus commémore les moments de l’incarnation de Jésus, dont le nom signifie en Hébreux « Dieu Sauve » : annonce donnée par l’ange Gabriel à une jeune fille juive nommée Marie; Marie accepte que le verbe, la parole (qui est Dieu lui-même selon l’évangéliste Jean), prenne chair en elle à l’instant par le seul effet du Saint Esprit, pour donner naissance à Jésus.
Cette prière est récité dans l’Eglise latine trois fois par jour; à sept heure, à midi et à dix-neuf heures lorsque les cloches sonnent.

Cet exemple est symbolique à plus d’un titre.
-Dire que le Verbe se fait chair signifie qu’il s’incarne dans notre monde. La relation d’incarnation est le paradigme du modèle SOI.
-Le Verbe ou la parole s’incarne d’abord dans le texte des écritures, puis avec Jésus dans notre monde, puis enfin dans notre vie grâce à l’Esprit Saint.
-Puis par analogie, grâce au modèle SOI le texte s’incarne de manière graphique sous la forme de diagrammes modélisant le récit lui-même

-Enfin le modèle de récit poursuit son incarnation sous la forme d’un modèle de processus performatif porteur de plus de sens (de réel) en se rapprochant de la programmation, voir de la simulation.

L'Angélus par Angélus : un exemple en 8 articles


C'est la prière même de l'Angélus qui va servir d'exemple pour exposer le plus simplement possible la méthode Angélus:
L’objectif de cette session est double:
-Montrer l’intérêt de la méthode et du modèle aussi bien pour la compréhension d’un texte que pour sa vérification sémantique :
-Suggérer son ouverture vers le monde du développement logiciel
-Suggérer son ouverture vers le monde du spectacle,  de la mise en scène et de l'exégèse
- Donner les concepts de base qui définissent la méthode Angélus

Le modèle performatif est une forme de synthèse d'un texte, quel qu'il soit, à l'aide d'un langage graphique. Il utilise un profile et des stéréotypes comportementaux présents dans le méta-modèle UML (Unified Modeling Langage) de l'OMG (Object Management Group).

Le déploiement c’est le transfert de l’application vers un support qui lui est dédié: ici le modèle performatif est déployé à la fois sur l’homme (la terre) et sur la machine (le ciel) : cela justifie l’usage du "modèle christique".